Loading the content... Loading depends on your connection speed!

1-450 443-4300

Les différents types de perles

perles1

LES DIFFÉRENTS TYPES DE PERLES

 

Il existe plusieurs catégories de perles selon qu’elles sont naturelles ou non, cultivées en eau salée ou en eau douce, en eau chaude ou en eau froide, selon la variété du mollusque, blanches ou de couleur, petites ou grosses.

 

Les perles naturelles

– perles de nacre d’eau salée de mollusques bivalves

– perles de nacre d’eau douce de mollusques bivalves

– perles de nacre d’eau salée de gastéropode, perles d’abalone

– perles non nacrées, perles de conque et perles melo

 

Les perles cultivées

Selon la perles, on n’utilise pas le même mollusque ni tout à fait la même méthode.

 

Les perles cultivées en eau salée

–          les perles Akoya

–          les perles des mers du Sud

–          les perles de culture de Tahiti

–          les perles mabé

 

Les perles cultivées en eau douce

 

Les perles d’imitation

 

 

LES PERLES NATURELLES

 

Perles naturelles nacrées, produites par des mollusques bivalves.

 

On peut retrouver des perles tant dans des mollusques qui vivent en eau salée chaude (Tahiti) ou en eau salée froide (Japon) qu’en eau douce (les fleuves ou les lacs).

 

Une perle peut se former naturellement dans certains coquillages à la suite de l’introduction par accident d’un corps étranger à l’intérieur de coquillage.  La perle découle d’un accident de la nature.  Il suffit d’un grain de sable, d’un parasite, d’une algue minuscule pour enclencher le mécanisme de sécrétion de nacre chez le mollusque en réaction contre l’intrus.

 

Les régions de production de perles naturelles jusqu’au XXe siècle étaient les suivante :

 

Orient :  Golfe persique, mer Rouge, Ceylan, Australie, Indonésie, Philippines,

 

Amérique :   Venezuela, Panama, Mexique

 

La pêche aux perles naturelles faisait beaucoup de victimes et tenait, à la fin, de la catastrophe écologique.  Au Sri Lanka, par exemple, on laissait pourrir sur le sable près de 1 million d’huîtres (que l’on avait ouvertes à la recherche de perles) dans une puanteur totale.

 

Aujourd’hui, les perles de nacre naturelles que l’on trouve dans le commerce sont pratiquement toutes des perles de succession.

 

Les perles produites par un gastéropode nacrier, les perles d’abalone

 

Les perles d’abalone sont très rares.  Sur la côte de Californie, il faut ouvrir quelque 50 000 mollusques pour trouver une perle.  Produite par un gastéropode univalve, l’haliotis, dont la nacre est chamarrée de bleu, de vert, de mauve et de violet, ces perles naturelles se vendent entre 100 et 20 000 US le carat.  La Californie et la Nouvelle Zélande sont les principaux producteurs d’abalone.  Dans le commerce, on trouve surtout des blisters cultivées ainsi que des bijoux fantaisie faits dans la nacre coquillière.

 

Perles naturelles non nacrées

 

Les perles de conque

 

Ces perles naturelles non nacrées, généralement roses, se trouvent dans un grand coquillage des Caraïbes, le strombus gigas ou lambi (appelation locale).  Elles sont apparues dans le commerce des perles autour des années 1996.

 

Elles ressemblent à de la porcelaine.  De couleur blanchâtre, coquille d’œuf, rose orangé, rose plus ou moins soutenu, ces perles naturelles non nacrées sont rares.  Lorsqu’elles sont symétriques, d’un rose soutenu ou de couleur pêche et présentent une ¨structure en flamme¨, elles peuvent se vendre au détail pour plus de 2000$ US le carat.

 

La pêche au strombus gigas et le commerce des per les de conque sont très surveillés et contrôlés.

 

Imitation : Certaines imitations sont fabriquées à partir de la coquille et peuvent même présenter l’effet flamme mais elles n’ont pas du tout la même valeur.  Depuis 2009, des chercheurs de l’Université d’Arizona ont réussi à cultiver des perles de conque.  Pour le moment, ces perles ne sont pas encore dans le commerce.

 

Les perles Melo

 

Ces perles non nacrées se rencontrent dans des tons d’orange, de jaune ou jaune-brun et présentent un motif ondulant.  Généralement très grosses, au-dessus de 200 cts, elles proviennent des mers du sud de la Chine, Singapour et la Malaisie.

 

 

 

LES PERLES CULTIVÉES

 

PERLES CULTIVÉES EN EAU SALÉE FROIDE – ou perles AKOYA

 

À la fin du XIXe siècle, les huîtres perlières devenant rares, et par la suite, un Japonais du nom de Kokichi Mikimoto, réussit en 1893 à produire la première perle de culture.  Quand l’idée germe dans la tête de Kokichi, il faut 1000 huîtres pour obtenir 2 perles.  Dans un premier temps, il cultive des huîtres perlières et ensuite réussit à mettre au point une technique qui lui permet de produire des perles.

 

Le mollusque

 

Les huîtres perlières appartiennent à la classe des ptéridés tandis que les huîtres comestibles sont des ostréidés !  Peu d’huîtres permettent à des perles de se former.  On compte quatre espèces susceptibles de le faire, et les huîtres que l’on utilise dans la culture des perles sont les pintadines.  Il existe des grandes pintadines qui produisent de grosses perles et des petites pintadines qui produisent des petites perles.

 

La plus connue des petites pintadines, celle que l’on utilise dans la culture des perles au Japon est l’akoya.

 

La culture des perles en eau salée

 

–          Le mollusque.  La première étape dans la production de perles est la production d’huîtres.  Il existe donc deux types de fermes : les fermes ostréicoles, encore appelées ¨écloseries¨, où l’on cultive les huîtres que l’on vend lorsqu’elles ont deux ans à des fermes perlières qui vont garder les huîtres encore un an puis vont greffer.

 

–          La greffe.  On introduit dans une huître porteuse deux choses : 1) un corps étranger, un noyau dur, une sphère de nacre coquillière et 2) un petit carré de manteau, de tissus épithélial, le greffon, pris sur une huître sacrifiée, l’¨huître donneuse¨.  L’¨huître porteuse¨ va former ce qu’on appelle le sac pêrlier qui va sécréter la nacre et recouvrir le noyau dur.  Des techniciens spécialement entraînés pratiquent la greffe.  Un bon technicien peut greffer une trentaine d’huîtres à l’heure.

 

–          La période de gestation.  Après l’opération, les huîtres sont retournées à la mer.  Au bout de 10 jours environs, le sac perlier est formé et recouvre tout le noyau.  Après un mois, période de convalescence, les huîtres suspendues à des espèces de cages, sont transférées sur des radeaux de culture, et resteront à environs 3 mètres de profondeur normalement pendant 2 ans (autrefois 3 ans) pour produire une épaisseur de nacre suffisante.

 

–          La récolte   Après2 ans, l’huître devrait produire une épaisseur de nacre inférieure à 0,5 mm autour du noyau.  Au moment de la récolte cependant, toutes les huîtres greffées n’auront pas nécessairement produit une perle.  Il faut compter avec un certain taux de mortalité qui peut atteindre jusqu’à 50%.  L’akoya n’est greffée qu’une fois.  En règle générale, 25% des huîtres produiront une perle, et une perle sur quatre sera de qualité commercialisable.  Les perles sont récoltées dans les mois froids, elles sont nettoyées, classées et enfilées.

 

Caractéristiques et sources

 

En règle générale, les perles cultivées au Japon, en eau salée, ne dépassent pas 9 mm. Elles sont rondes, blanches, rarement baroques.

 

On trouve parfois des perles kechi c’est-à-dire des perles sans noyau, de forme baroque, obtenues comme sous-produit de la culture des perles, lorsque des cellules épithéliales isolées forment un sac perlier dans la chair de l’huître.

 

Le Japon n’est plus le seul pays à cultiver des perles en eau salée, la Chine pratique également ce type de culture.  La tendance au Japon est de se spécialiser dans les perles akoya d’eau salée de plus belle qualité et de diamètre plus important.  La Chine produit également des perles de culture akoya mais de moindre qualité.  Un nouveau joueur, le Vietnam est prometteur.

 

PERLES CULTIVÉES EN EAU SALÉE CHAUDE :
PERLES DE CULTURE DES MERS DU SUD

 

Le principe d’élevage des huîtres et de la greffe est le même pour les perles cultivées dans des eaux chaudes, notamment en Birmanie, en Australie, en Nouvelle Calédonie et aux Philippines.  Cependant on utilise un mollusque différent, beaucoup plus gros, la pinctada maxima, qui produit des perles de 9 mm à 20 mm de diamètre de couleur blanche, argent ou dorée.

 

Si la culture de la perle a commencé au Japon au tout début du XXe siècle, la culture des pinctada maxima a commencé en Indonésie vers 1927, en Birmanie dans les années 1950, en Australie, vers 1956, aux Philippines en 1962.

 

Ces perles ont une plus grosse épaisseur de nacre, les eaux chaudes favorisant la production de couches de nacre, mais les couches étant plus épaisses, les perles des mers du sud présentent généralement une moins grande brillance et moins d’orient que les perles cultivées japonaises.

 

PERLES DE CULTURE EN EAU SALÉE CHAUDE :

PERLES DE CULTURE DE TAHITI

 

C’est en Polynésie françaises que l’on cultive les perles dites ¨perles noires¨, et cette industrie a pris la tête des exportations du pays en 1983.

 

On utilise la pinctada margaritifera, l’huître à lèvres noires.  Cette huître peut être réutilisée.  Elle produit des perles de 8 à 20 mm, dont les couleurs vont du gris argenté au gris acier aux nuances d’aubergine ou de vert bronze.  Jusqu’en 1998, le diamètre des perles de couleur naturelle noires était rarement inférieur à 9 mm.  Aujourd’hui, certaines peuvent mesurer 8 mm.

 

 

LES PERLES CULTIVÉES EN EAU DOUCE

Ou perles de culture généralement sans noyau

 

Il existe en fait quatre grands éléments différents dans la culture de perles en eau douce comparée à la culture des perles en eau salée.

 

–          Le type de coquillage : en eau douce on se sert d’une moule (hyriopsis schlegeli)

–          Dans la plupart des cas, on n’utilise pas de noyau, mais seulement un greffon

–          La culture se fait en eau douce

–          On peut greffer plusieurs perles dans un même coquillage

 

On pratique une incision dans le manteau de la moule dans laquelle on insère un morceau (greffon) de manteau.  Les moules utilisées peuvent accueillir jusqu’à 30 greffons et on peut les utiliser jusqu’à trois fois.  La période de gestation varie de trois à six ans selon la grosseur voulue.

 

Après la première récolte, selon l’état de santé du mollusque, on insère un noyau dans le sac perlier vide et on produit ainsi :

 

Une perle coin est obtenue par insertion d’un noyau plat dans le sac perlier après récolte d’une première perle.

 

Une perle fireball est obtenue par insertion dans le sac perlier après récolte d’une première perle d’un noyau rond

 

Une perle petal est obtenue après la récolte de perles coins ; le mollusque est remis à l’eau

 

Une perle soufflée (nouveau) est obtenue par insertion de boue séchée qui sert de noyau dans le sac perlier après récolte d’une première perle, la boue est dissoute et la perle produite est creuse et peut atteindre de 13 mm à 20 mm.

 

Une perle ikecho est une perle obtenue à partir d’un noyau inséré dans la gonade.

 

 

La culture des perles d’eau douce se pratique surtout en CHINE.  On retrouve également ce type de culture aux Etats-Unis et au Japon (lac Biwa) à une plus faible échelle.

 

Les perles ainsi obtenues ont généralement des formes baroques, mais on en rencontre de plus en plus qui sont pratiquement rondes.  Les couleurs obtenues sont blanc ou des couleurs pastel, rose, mauve, orange.

 

 

LES PERLES BLISTER CULTIVÉES encore appelée PERLES MABÉ

 

On obtient généralement des perles blister cultivées en collant un noyau sem-sphérique (ou d’autres formes) sur la face interne de la coquille de l’huître, sous le manteau.  L’huître recouvre le noyau de nacre.  On découpe la coquille, on retire le noyau ; on obtient une calotte en nacre que l’on remplit de matière plastique.  On ferme le tout avec une mince lamelle de nacre coquillière.  L’extraction et la finition du blister cultivé une fois formé nécessitent un travail très délicat.